Mercredi 20 septembre 2006
3
20
/09
/Sep
/2006
19:03
La terre verte s'est donnée
La tierra verde se ha entregado
au jaune entier, or et récoltes,
a todo lo amarillo, oro, cosechas,mottes, feuilles, grain, et pourtant
terrones, hojas, grano,lorsque l'auromne se levant
pero cuando el otoño se levantabrandit son immense étendard
con su estandarte extensoc'est toi qu'en cette heure je vois
eres tu la que veo,et pour moi c'est ta chevelure
es para mi tu cabelleraqui distribue tous les épis.
la que reparte las espigas.Je regarde les monuments,
Veo los monumentosleurs vieilles pierres mutilées,
de antigua piedra rota,mais si je touche
pero si tococette cicatrice de pierre
la cicatriz de piedrac'est ton corps, lui, qui me répond
tu cuerpo me responde,et mes doights soudain reconnaissent,
mis dedos reconocenfrémissants,
de pronto, estremecidos,ta chaude douceur.
tu caliente dulzura.Je passe au milieu des héros
Entre los héroes pasoque terre et poudre
recien condecoradosont achevé de décorer
por la tierra y la polvoraet derrière eux cette prése
nce
y detras de ellos, muda,
muette, ces pas, tes pas menus,
con tus pequeños pasos,est-ce toi ou n'est-ce pas toi?
eres o no eres?
Hier, quand on a arraché
Ayer, cuando sacaronpour le voir
de raiz, para verlole viel arbre nain,
el viejo arbol enano,c'est tes yeux que j'ai vus surgir
te vi salir mirandomede ces racines torturées
desde las torturadaset assoifées me regardant.
y sedientas raices.Et lorsque le commeil paraît
Y cuando viene el sueñopour m'étendre et pour m'emporter
a extenderme y llevarmevers mon propre silence
a mi propio silencioun grand vent blanc alors se lève
hay un gran viento blancoqui abat mon sommeil, les feuilles
que derriba mi sueñoen tombent,
y caen de el las hojas,tombent sur moi tels des couteaux
caen como cuchillosvidant mes veines de leur sang.
sobre mi desangrandome.Et chaque blessure a
Y cada herida tienela forme de ta bouche.
la forma de tu boca.
blablabla